« En tant que chargé d'études au sein d'une agence d'urbanisme, je côtoie la géographie au quotidien. Elle m'est utile pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que je suis amené à représenter et analyser géographiquement, avec l'appui de cartographes, des données statistiques sur divers sujets et problématiques. En ce sens, il est indispensable d'avoir une culture cartographique et donc géographique. Elle m'est également utile afin de comprendre des problématiques d'urbanisme, d'aménagement du territoire à des échelles locales. (...) Selon moi, le "plus" de la géographie, c'est de pouvoir représenter dans l'espace les problématiques actuelles de la société : inégalités sociales, société du risque, mobilité, changement et évolution des modes de vie, etc. » Décembre 2010.
Karl Marot, Chargé d'études habitat au sein de l'Agence d'Urbanisme et de Développement de Seine Aval.
« J'occupe actuellement un poste d'ingénieur chargé d'études techniques au sein de la Direction Technique Veolia Eau Normandie. Concernant mes études en Géographie, le principal avantage a été la diversité des enseignements qui offre un plus large éventail de compétences en comparaison à une formation en école d'ingénieur. Il faut toutefois veiller à assurer une liaison cohérente entre les différents enseignements. (...) Ce sont principalement mes connaissances dans le domaine environnemental et plus particulièrement mon travail de mémoire de Master 1 qui ont intéressé mon employeur ainsi que ma maîtrise avancée des SIG » Décembre 2010.
Guillaume Lemoine, Veolia Eau Normandie, Ingénieur Technique, Service SIG\Cartographie.
« La formation de géographe, méconnue, ouvre sur des domaines professionnels très divers. Parmi les personnes qui étaient à la fac avec moi, certaines sont devenues spécialistes en environnement et gestion de l'eau, d'autres urbanistes, chefs de projet SIG, chargés de développement local ou bien encore ils travaillent sur des problématiques liées à l'emploi ou à la formation professionnelle. Autant de métiers que l'on ne soupçonne même pas au sortir du lycée et qui sont pourtant passionnants. (...) Incontestablement, le géographie permet une ouverture d'esprit importante et la possibilité d'étoffer sa culture générale au travers de cours très variés : géographie physique, et ses différentes composantes, qui nous offre une nouvelle lecture des paysages "naturels", mais aussi en géographie humaine qui regroupe des modules aussi variés que de la géographie urbaine, rurale, économique, sociale, etc. autant d'éléments utiles pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. (...) Ma formation de géographe est un véritable atout pour mon travail dans le sens où cela me donne les clefs pour appréhender les projets de développement local (et plus précisément dans mon cas de développement touristique) dans leur ensemble. Je me rends compte que ma formation me permet de voir les choses de manière bien différente de celle de mes collègues qui n'ont pas de formation en géographie. Difficile, voire impossible pour moi de travailler sans une carte dans mon bureau, tout projet dont on me parle, qu'il soit public ou privé, prenant sens dès lors que je peux le situer dans son contexte géographique, économique mais aussi politique, dans les différents jeux d'acteurs. Bref cela m'aide à mieux comprendre le territoire, ceux qui l'organisent et l'aménagent » Janvier 2011.
Anaïs Le Bot, Chargée de mission Entreprises Touristiques, Coordinatrice régionale Tourisme & Handicap, Direction de l'Innovation, de la Recherche, de l'Economie et du Tourisme, Conseil Régional de Basse-Normandie.
« J'ai monté ma propre entreprise de prestations de services à Bandol, sur la côte varoise. Suite à mon cursus caennais, je me suis spécialisé dans la valorisation des patrimoines et le développement touristique. Après quelques expériences professionnelles diverses, je me suis donc retrouvé en Provence. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, tout reste à faire ici. (...) Les études de géographie offrent un éventail de débouchés incomparable pour autant que l'on sache approfondir les questions que la discipline soulève. Ecole de la vie, la géographie offre une approche globale du monde, dans sa complexité et ses fonctionnements systémiques. (...) La géographie est présente en permanence tant dans mes instants professionnels que dans les sphères privées de mon quotidien. C'est en quelque sorte une grille de lecture qui m'accompagne à chaque instant. Concrètement, dans mon travail, la géographie m'apporte à la fois la polyvalence de la transdisciplinarité et une approche analytique cohérente dans l'étude des projets de communication ou de développement touristique. Parce que j'ai plus facilement conscience des enjeux sociaux, sociétaux, environnementaux et culturels de telle ou telle démarche, je peux répondre avec plus de justesse aux demandes de clients privés comme à celles de collectivités territoriales. (...) Polyvalence et mobilité sont deux de mes atouts, je peux donc voir l'avenir avec optimisme. » Janvier 2011.
Nicolas Potier, Conseil Tourisme & Communication, Bandol, Rédacteur Tourisme, Culture et Patrimoines.
« Le géomaticien d'une agence d'urbanisme se doit de structurer le système d'information, notamment géographique, de mettre en place des projets, de proposer des analyses et plus largement de répondre à des besoins ou des demandes propres à ce type de structure. Au-delà des compétences techniques spécifiques à la géomatique, c'est la culture géographique, combinant une approche humaine et physique du territoire, qui permet de mettre ces compétences particulières en adéquation avec le fonctionnement et les travaux d'une agence d'urbanisme » Décembre 2010.
Julien Ravenel, Chargé d'études SIG, Agence d'études d'Urbanisme de Caen-Métropole (AUCAME).
« La géographie c'est d'abord comprendre notre monde et comprendre les gens qui le composent. Les études de géographie, à mon avis, permettent d'être un généraliste des sciences et des techniques, aussi bien des sciences sociales, que de la biologie, de la physique, etc. Sans pouvoir prétendre être classé comme spécialiste d'aucune de ces disciplines, le géographe se doit de comprendre les spécialistes qui l'entourent, tirer de leur enseignement l'essentiel et savoir faire appel à eux pour affiner les connaissances. Cette discipline s'inscrit par conséquent au carrefour de toutes les autres disciplines et elle permet bien souvent de mettre en relation des spécialistes de différentes disciplines. C'est un atout majeur pour le monde du travail et pour de nombreux postes, sans compter que le cursus universitaire offre, (à mon sens toujours), aux étudiants une méthode de travail particulière basée sur l'efficacité dans la recherche de l'information et dans sa synthèse, ce qui permet de répondre rapidement à de nombreuses sollicitations. (...) Au début de mon activité professionnelle dans un bureau d'études spécialisé en hydraulique, mon travail consistait à réaliser des études d'impact, des dossiers réglementaires environnementaux entrant dans le cadre législatif de divers projets. Par conséquent mon cursus universitaire et en particulier de géographie m'ont permis de me démarquer par une méthode de travail basée sur la notion d'espace, de territoire (travail à partir de cartes, de reconnaissances de terrain) et par une bonne connaissance du Nord-Ouest de la France et spécifiquement de la Basse-Normandie. Certaines personnes qui travaillaient avec moi, travaillaient sans même connaître le terrain. (...) Aujourd'hui mon travail consiste à réaliser d'avantage d'études techniques, projets de travaux, dimensionnement hydrauliques. Mais je cultive et préserve mon côté géographe grâce à mon rapport à l'espace et en allant sur le terrain » Janvier 2011.
Romain Lefoyer, Ingénieur d'études en hydraulique et environnement, Bureau d'études Neill Ingénierie Services à Caen
« Je suis convaincu que l'apprentissage et l'application des champs relatifs à la géographie sont éminemment favorables à la construction d'un projet professionnel dans de nombreux domaines de compétences. Mes missions sont variées. Je suis en charge du développement des activités physiques et sportives en direction des publics qui en sont les plus éloignés, conformément aux orientations du Ministère des Sports (personnes en situation de handicap, seniors, public scolarisé, femmes et jeunes des quartiers sensibles). Je porte également une action départementale, en lien avec le mouvement sportif et les collectivités territoriales, visant à lutter contre toutes les formes de violence, d'incivilité et de discrimination dans le sport en général. (...) Sur le volet « Politique de la ville », je suis en charge du suivi et de l'évaluation des 13 CUCS que comptent le département (26 ZUS, dont 3 ZFU et 35 quartiers prioritaires). (...) Enfin, je mets actuellement en place un observatoire départemental des quartiers prioritaires de la politique de la ville en Essonne (construction d'un SIG interactif, recensement des actions exemplaires portées par les municipalités et associations, etc.). (...) Ces différentes missions touchent de nombreux aspects de mise en œuvre des politiques publiques en faveur de la cohésion sociale. C'est à mon sens la plus-value la plus importante qu'apporte des études en géographie, tant la pluridisciplinarité, dans la théorie et la pratique, qui nous est inculquée est fondamentale dans mon cœur de métier. Ce qui explique que le regard géographique plaît aux décideurs et aux interlocuteurs, tant celui-ci est critique et systémique au moment de traiter des problématiques complexes auxquelles nos services peuvent être confrontés » Janvier 2011.
Dominique Lebailly, Conseiller en développement, Bureau des territoires de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale de l'Essonne (Evry). Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale d'Ile-de-France et Préfecture de l'Essonne.